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WebriétéJeudi 14 Mai 2009
Proposé par la rédaction
État d’une personne qui a abusé de contenus numériques.
La webriété est une ivresse provoquée par l’abus de surf sur le Net.
Cette sensation est proportionnel au nombre de kms parcourus par la souris lors d’un surf intensif. L’état de webriété comprend deux phases :
Mot imaginé par Etienne Chabot et défini par ACP et Albertine Meunier
Le mot a été proposé par Etienne Chabot qui le présente sur son blog.
Il y a environ une semaine, j’ai éprouvé un certain découragement face à la somme d’articles et de billets que je trouvais par rapport au sujet qui m’intéressait : les médias sociaux. Je croulais quasiment sous le poids des articles et informations (parfois contradictoires) que je lisais, bookmarkais et imprimais, à partir du web. L’expression “état de webriété” m’est venue à l’esprit car elle décrivait bien l’état dans lequel je me trouvais. J’ai alors envoyé ce tweet : “Depuis quelques mois maintenant, mon ordi est en état de webriété de plus en plus avancé.”
Je trouve que cette expression vient un peu cerner la puissance de Google et du web mais aussi ses conséquences néfastes sur l’usager. Croulant littérallement sous les tonnes de données que je trouvais sur ce sujet, j’en ai presque perdu mes moyens et ma capacité à discerner le bon du moins bon et le pertinent du non pertinent. J’avais déjà vécu un pareil sentiment il y a quelques années en faisant de la recherche de données secondaires sur le web. Mais malheureusement, la situation s’intensifie avec l’explosion des contenus générés par les usagers sur le web. Je me suis dit que je n’étais sans doute pas le seul à vivre telle situation ou ce tel état de “webriété”. Ma première définition de cet état a été : “État donné à un ordi qui s’abreuve de contenu web au risque de faire perdre à son utilisateur un certain discernement.” A suivre sur le blog de Etienne Chabot Cyberdépendance : être dépendant du monde virtuel d’Internet
(Agence Science-Presse) – Paupières lourdes après une nuit passée sur Internet, sautes d’humeur, perte d’efficacité au travail, tensions au sein du couple… mais toujours cette irrépressible envie d’aller naviguer. La cyberdépendance semble être l’un des nouveaux maux de notre époque, mais reste encore mal comprise des cliniciens.
« Nos connaissances sont fragmentaires et il faut d’abord déterminer ce qu’on entend par dépendance à Internet. Il n’y a d’ailleurs pas de définition officielle dans la classification internationale des maladies » explique Louise Nadeau, directrice de l’Institut universitaire sur les dépendances à Montréal. « Pourtant au Québec, 100 personnes sur 40 000 auraient déjà consulté un spécialiste à ce sujet alors qu’aucun centre de santé publique n’offre de service spécifique. » La chercheuse mène actuellement des focus-groups avec des cliniciens pour définir des lignes directrices de recherche et identifier les enjeux éthiques liés à la cyberdépendance pour les professionnels de la santé mentale. « Mettre quelqu’un en traitement, ça n’est pas rien, affirme-t-elle. Il faut d’abord savoir ce qu’on traite, qui l’on traite et si l’on devrait traiter. » Une vie hors de la réalité Ce l’on sait pour l’instant : les surfeurs pathologiques utiliseraient plus souvent des applications qui leur permettent de sociabiliser comme les jeux en ligne ou les logiciels de clavardage. « Derrière leur écran, les personnes sont plus sûres d’elles, ce qui renforce leur identité ». Mais un désengagement social et affectif dans le monde réel en est souvent le prix à payer. La durée passée en ligne, parfois pointée du doigt par l’entourage, ne semblerait pas être un élément satisfaisant pour le diagnostic. « On remarque par contre que certains critères du jeu pathologique ou de la dépendance à une substance peuvent être transposés à la cyberdépendance, par exemple, la perte de contrôle de l’utilisation malgré la conscience des souffrances associées », explique Mathieu Goyette, coauteur avec Louise Nadeau d’un article sur le sujet dans la revue Dans 10 ans ? Les chercheurs en psychologie auront à « réaliser des études épidémiologiques plus larges et plus systématiques sur la dépendance à Internet », estime Mathieu Goyette. Les données accumulées serviront à déterminer un seuil clinique à la maladie et à comprendre son évolution. Enfin des traitements issus de ces connaissances permettront de soigner les patients, qui selon les scientifiques, pourraient être de plus en plus nombreux. Lu dans la presse : http://www.nouvelles.umontreal.ca/content/view/1650/1/ http://www.lactualite.com/sante/article.jsp?content=20080917_170033_40044 http://www.technaute.ca/nouvelles/internet/200802/11/01-8414-peu-de-ressources-pour-les-cyberdrogues.php http://www.lefigaro.fr/france/20060... Pour les insatiables Un site dérivé de psychologie.fr, entièrement dédié à la maladie http://cyberdependance.fr/ Autour du même thème :
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